La majorité des
échinodermes a une reproduction sexuée avec
émission des produits génitaux dans l'eau de
mer. La fécondation est donc externe. Certains échinodermes
ont un mode de reproduction asexuée qui se fait par
scission de l'organisme suivie de la régénération
de la partie manquante.
Après la fécondation des oeufs, le développement
des échinodermes s'effectue de manière indirecte
et présente de ce fait un stade larvaire. Ainsi, la
larve qui éclôt se nomme gastrula. Cette larve
nage et se transforme en une autre larve
pélagique appelée Dipleurula. Cette dernière
donnera les larves propres pour chacune des classes d'échinodermes
: echinopluteus chez les échinides (oursins), bipinnaria
et brachiolaria chez les astérides (astéries),
ophiopluteus et vitellaria chez les ophiurides (ophiures),
doliolaria (larve en tonnelet) pour les crinoïdes, auricularia,
doliolaria et pentactula chez les holothurides (holothurie).
Ces larves dont le mode de vie est généralement
planctonique, ont une symétrie bilatérale
et se métamorphosent en un juvénile pentaradié.
Certains échinodermes antarctiques et tropicaux présentent
des phénomènes d'incubation. L'incubation s'effectue
au travers de différentes modalités, les plus
fréquentes étant la présence de marsupia
(dépression du squelette) ou de poches tégumentaires
souvent localisées près des gonades. L'incubation
se traduit par un développement direct. En effet, il
y a absence de stade larvaire libre.
Pour plus d'informations :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/oursinMDC