Les astéries sont en général
soit mâles, soit femelles et pour la majorité
des cas, les sexes ne se distinguent pas extérieurement.
Il n'y a pas d'accouplement à l'exception d'une astérie
Archaster typicus chez qui a été signalé
un phénomène de pseudo-accouplement. En période
de reproduction, le mâle recouvre la femelle, les bras
étant placés en alternance. Cette disposition
augmente les chances de fécondation des oeufs.
Les astéries antarctiques sont fréquemment
incubatrices. Le nombre d'oeufs et de juvéniles incubés
varie entre une douzaine et plus de cent. Suivant les astéries,
l'incubation se fait en différents endroits tels que
: entre les papilles, dans cinq poches interradiales, sous
le disque, dans des saccules stomacaux, sous la membrane supradorsale.
Les astéries présentent également un
mode de reproduction asexuée qui se fait par scission
de l'organisme suivie de la régénération
de la partie manquante. Ce phénomène de reproduction
asexuée se fait par schizogonie. La schizogonie discale
correspond à la scission du disque en deux.
Ci-contre : Exemple de schizogonie
discale. La moitié du spécimen régénère la partie amputée.
Cliquer sur la photographie pour l'agrandir.
Il existe une famille d'astérie
qui présente une schizogonie particulière où
tous les bras sont amputés. Chaque bras peut régénérer
un spécimen entier. Les individus passent par un stade
caractéristique dit 'en comète' où l'astérie
est formée d'un bras bien développé.
Ce bras possède à son extrémité
un disque très réduit pourvu de quatre moignons
de bras.